
FANIE DEMEULE est née en 1990 à Longueuil (Québec). Elle est titulaire d'un diplôme de doctorat en études littéraires de l’Université du Québec à Montréal, où elle est chargée de cours. Elle a signé six romans, un livre illustré, un recueil de nouvelles, plusieurs textes dans des revues et collectifs, ainsi qu'une websérie et un court métrage. Elle a reçu le Prix Jacques-Brossard de la science-fiction et du fantastique (2022 et 2026) et le Prix des Horizons imaginaires (2022). À travers une pluralité de genres littéraires, ses oeuvres interrogent entre autres les enjeux de santé mentale, les rapports au corps et à l’identité, ainsi que la porosité des frontières entre réel et fiction.
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FANIE DEMEULE was born in 1990 in Longueuil (Quebec). She holds a doctorate degree in literature from the University of Quebec in Montreal, where she teaches. She has written six novels, an illustrated book, a short story collection, several pieces in magazines and anthologies, as well as a web series and a short film. She won the Prix Jacques-Brossard de la science-fiction et du fantastique (2022 and 2026) and the Prix des Horizons imaginaires (2022). Through a plurality of literary genres, her works question the issues of mental health, relationships with the body and identity, as well as the porous borders between reality and fiction.
Photo : Same Ravenelle
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L’écriture de Demeule, à la fois frontale et évanescente, nous attrape et se glisse sous notre peau, tel le serpent de la couverture, envoûtante et dérangeante.
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Au-delà des cheveux, le corps, lui, continuera d’être l’objet de toutes les fascinations et obsessions de l’écrivaine dont on accueille les mots avec ravissement. En plus de la sincérité de son travail, de l’originalité du propos qui sous-tend un questionnement sur la frontière entre fiction et réalité, Fanie Demeule accède à des niveaux de lucidité qui ébranle son lectorat, rendant l’acte de lire certainement aussi salvateur sinon plus que la création du texte lui-même.
Avec un style féroce, l’écrivaine n’épargne aucun détail de la décadence de son héroïne, pendant que retombe, sadique, le couperet de la popularité lorsqu’on est appelé à briller. La narration polyphonique de l’ouvrage, scindé en cinq sections, est aussi une réussite et permet à la hantise d’investir habilement et progressivement les pages de Mukbang, de s’ancrer dans une fréquence « fluide et amortie ». À lire comme on embrasse un fantôme. Ou une machine.
Créant une atmosphère gothique à souhait, la rusée romancière s’amuse à semer des indices au fil des pérégrinations de plus en plus périlleuses des trois voyageuses, ainsi qu’à brouiller les frontières entre les rêves, les hallucinations, la fiction et la réalité. Et ce, jusqu’à la dernière page ! «Tourne-pages», Highlands donne envie d’y replonger à peine la lecture achevée afin d’y retracer toutes les pistes qu’on y aurait manquées.
Iris Gagnon-Paradis
La Presse
Claudia Larochelle
Les Libraires
Ariane Gélinas
Les Libraires
Manon Dumais
Le Devoir










